Reconstruction 2015 — 2019

Recon­struc­tion suite au trem­ble­ment de terre de 2010

 

 

 

 

 

Durée du pro­jet : 5 années de 2010 à 2014
Phase I en 2010
Phase II en 2011 à 2012
Phase III de 2012 à 2013
Phase IV de 2013 à 2014

Descrip­tion de la sit­u­a­tion actuelle et prob­lèmes à résoudre:
Le 12 jan­vier 2010, peu avant 17 heures, un trem­ble­ment de terre de mag­ni­tude 7,3 sur l’échelle de Richter a sec­oué Haïti pen­dant 35 sec­on­des. C’est le plus puis­sant séisme qui ait frappé le pays depuis 200 ans. L’hypocentre du séisme était proche de la sur­face ter­restre (10 km de pro­fondeur) et son épi­cen­tre était proche de la ville de Léogâne, à env­i­ron 17 km au sud-ouest de la cap­i­tale de Port-au-Prince dans le Départe­ment de l’Ouest. Les effets ont été ressen­tis dans les Départe­ments de l’Ouest, du Sud-Est et des Nippes. La zone mét­ro­pol­i­taine de Port-au-Prince (inclu­ant les com­munes de Port-au-Prince, Car­refour, Pétionville, Del­mas, Tabarre, Cité Soleil et Ken­scoff) a subi des dégâts extrême­ment impor­tants. La ville de Léogâne a été détru­ite à 80 %.
Le séisme a créé une sit­u­a­tion sans précé­dent, touchant la zone la plus peu­plée du pays ainsi que son cen­tre économique et admin­is­tratif. La sit­u­a­tion est d’autant plus trag­ique que le pays con­nais­sait depuis trois années une ten­dance à la sta­bil­i­sa­tion de la sit­u­a­tion sociopoli­tique, de la sécu­rité, de la crois­sance économique et à un début d’amélioration des con­di­tions de vie des populations.

L’impact sur la pop­u­la­tion : L’impact sur la pop­u­la­tion est immense dans un pays mar­qué par une forte inci­dence de la pau­vreté (67 % env­i­ron de la pop­u­la­tion vivait avec moins de 2 dol­lars US par jour à la veille du séisme). Env­i­ron 1,5 mil­lions de per­son­nes, représen­tant 15 % de la pop­u­la­tion nationale, ont été affec­tées de façon directe. Plus de 220 000 per­son­nes ont perdu la vie et plus de 300 000 ont été blessées. Des mil­liers de per­son­nes ont besoin d’un appui psy­chologique ou d’un encadrement psy­choso­cial. Env­i­ron 1,3 mil­lions de per­son­nes vivent dans des abris pro­vi­soires dans la zone mét­ro­pol­i­taine de Port-au-Prince et plus de 500 000 per­son­nes ont quitté les zones sin­istrées pour trou­ver refuge dans le reste du pays. Il en résulte une exac­er­ba­tion des dif­fi­cultés déjà exis­tantes pour l’accès à la nour­ri­t­ure et aux ser­vices de base. En frap­pant au cœur l’économie et l’administration haï­ti­ennes, le séisme a touché de façon aiguë les capac­ités humaines et insti­tu­tion­nelles des secteurs pub­lic et privé, ainsi que des parte­naires tech­niques et financiers inter­na­tionaux et cer­taines Organ­i­sa­tions Non Gou­verne­men­tales (ONG).

L’impact sur les infra­struc­tures : La destruc­tion des infra­struc­tures est mas­sive. Env­i­ron 105 000 rési­dences ont été totale­ment détru­ites et plus de 208 000 endom­magées. Plus de 1 300 étab­lisse­ments d’éducation, plus de 50 hôpi­taux et cen­tres de santé se sont effon­drés ou sont inutil­is­ables. Le port prin­ci­pal du pays est rendu par­tielle­ment inopérant. Le Palais prési­den­tiel, le Par­lement, le Palais de Jus­tice, la majorité des bâti­ments des Min­istères et de l’administration publique sont détruits.

L’impact sur l’environnement : Alors que les indi­ca­teurs envi­ron­nemen­taux étaient déjà au rouge, le séisme est venu ajouter con­sid­érable­ment aux pol­lu­tions, nui­sances et risques qui affligeaient déjà les pop­u­la­tions des zones sin­istrées et aug­menter la pres­sion sur l’environnement, les ressources naturelles et les aires pro­tégées du pays, plaçant ainsi la pop­u­la­tion haï­ti­enne dans des con­di­tions d’extrême vulnérabilité.

Le séisme a endom­magé les pro­jets d’OTM dans les dif­férentes régions d’intervention 
1)      La région de Car­refour
2)      La région de Palmiste-à-Vin – Trouin – Café-Lompré
3)      La région de Beauséjour
4)      La région de Gros-Cheval – Fonds Ver­rettes
5)      La région de Port-Salut
6)      La région de Lavial
7)      Autres