Education, formation et scolarisation

 Les écoles soutenues par OTM Haïti sont de type privé et se trou­vent en milieu défa­vorisé, en région péri­ur­baine ou en région rurale. Leur fonc­tion­nement est assuré soit par la Con­gré­ga­tion religieuse des Petits Frères de Ste Thérèse (Café-Lompré), soit par des organ­i­sa­tions regroupant la pop­u­la­tion locale (Ecoles de Dufres­nay ou de Beauséjour) ou une asso­ci­a­tion de quartier (Ecole Haitïano-Cannadienne et Ecole de l’association d’aide aux enfants dému­nis de Bertin à Carrefour).

Lors de l’AC3, le fonc­tion­nement des écoles con­cernées a été pos­si­ble (AC3-01, AC3-02, AC3-03 et AC3-04). Mais suite au séisme de 2010, ce fonc­tion­nement a été forte­ment per­turbé. En effet, les bâti­ments de ces écoles sont devenus inutil­is­ables ou très endom­magés. Face à ces prob­lèmes, OTM et ses parte­naires ont dû réaliser des pro­jets d’Aide d’urgence, de réha­bil­i­ta­tion agri­cole et de recon­struc­tion appuyés par le MAE. D’autre part, des activ­ités artis­tiques anti trau­ma­tisme ont été réal­isées auprès des enfants suite au séisme de 2010.

Dans le cadre de la Recon­struc­tion, trois nou­velles écoles ont été prévues :

  • PFST-CL, faite lors du pro­jet de recon­struc­tion  RC4-22
  • EHC, en train de se réaliser dans le cadre du pro­gramme de recon­struc­tion RC5-01
  • Ecole Frères Joseph (AAEDB), sera faite lors du nou­vel accord-cadre 2015–2019 (AC4).

D’ailleurs, l’enseignement dans ces écoles se fera dans de meilleures conditions.

En ce qui con­cerne leur fonc­tion­nement, ces écoles n’ont pas de moyens et dépen­dent entière­ment de l’écolage. Or, ces dernières étant situées dans des régions défa­vorisées, la pop­u­la­tion peut dif­fi­cile­ment payer des éco­lages élevés.

Une alter­na­tive serait de favoriser la réal­i­sa­tion des AGR. Le cas de la boulan­gerie FOCAPA est un bel exem­ple de ce type d’activité qui a été con­tinué lors de l’AC3 pour appuyer le fonc­tion­nement de l’école EHC, mais il faut sig­naler que la sit­u­a­tion de cette entre­prise reste frag­ile. D’autre part, le démar­rage de ces petites entre­prises est tou­jours difficile.

Dans un récent rap­port, EHC affirme que la boulan­gerie FOCAPA ne peut don­ner men­su­elle­ment que 35000 HTG (env­i­ron 640 €) à notre école parte­naire. D’après FOCAPA, elle doit amor­tir parmi autres le four, la généra­trice, les malaxeurs, les bat­ter­ies etc.

Au sujet de la pop­u­la­tion sco­laire pour l’année 2013/2014 dans les écoles avant citées, voici ci-dessous un bref tableau résumé :

 

2013/2014
Exa­men offi­ciel 6e année AF
Nom école Pro­jet Nom­bre total élèves Inscris Admis Taux de réussite
Ecole Haitïano-Cannadienne (EHC) AC3-01 520 50 46 92%
Ecole Frères Joseph (AAEDB) AC3-02 325 29 22 76%
Insti­tu­tion Mixte des Frères Petit (APAD) AC3-03 240 13 11 85%
TOTAL 1085 92 79 86%

En ce qui con­cerne les can­tines sco­laires, leur sou­tien de la part d’OTM a com­mencé en 2002 et a servi à assurer un repas chaud par jour aux enfants. Sou­vent c’est le seul de la journée. Le tableau ci-après mon­tre le nom­bre de jours d’ouverture et le nom­bre de repas dis­tribués dans les can­tines sco­laires en 2014 :

 

2014
Nom école Nom­bre de jours d’ouverture Nom­bre de repas distribués
Ecole Haitïano-Cannadienne (EHC) 151 75.658
Ecole Frères Joseph (AAEDB) 118 36.824
Insti­tu­tion Mixte des Frères Petit (APAD) 129 29.766
4 écoles à Beau-Séjour (UNOPDEB) 105 24.560

 

Le manque de moyens des écoles soutenues par OTM pose des prob­lèmes parmi autres de finance­ment des salaires des enseignants. Cela ne favorise pas l’amélioration de leur niveau de com­pé­tences dans l’enseignement. Il est donc néces­saire de trou­ver d´autres recettes et d´offrir une for­ma­tion con­tinue afin d´actu­aliser leurs tech­niques péd­a­gogiques sou­vent lim­itées à l´usage de la sim­ple répéti­tion du cours.

Lors de l´exercice 2014, deux ses­sions péd­a­gogiques dédiées aux enseignants ont été réal­isée en août à Car­refour et à Beau-séjour avec l’appui d’OTM et en col­lab­o­ra­tion avec un inspecteur du Min­istère de l´éducation haï­tien. La par­tic­i­pa­tion d’un mem­bre d’UNOPDEB et d’un bénév­ole d’OTM spé­cial­istes en Edu­ca­tion à ces événe­ments a été très importante.

Un des con­tenus essen­tiels de ces ses­sions péd­a­gogiques est l’apprentissage et l’approfondissement de la méth­ode par­tic­i­pa­tive. Elle fonc­tionne par des ques­tions – réponses, par des lec­tures et travaux écrits ainsi que par des recherches de solu­tions à un prob­lème donné soit de façon indi­vidu­elle ou en groupe.

En ce qui con­cerne l´édu­ca­tion des enfants, le principe directeur d´OTM et de ses parte­naires locaux est de leur don­ner une édu­ca­tion de type dual avec le but de garder le con­tact avec la réal­ité Haï­ti­enne et afin que les élèves puis­sent utiliser ce qu’ils ont appris dans la vie quotidienne.

Ainsi d’une part, l’éducation est de type pri­maire clas­sique, mais d’autre part elle offre un savoir-faire de base dans un domaine pro­fes­sion­nel (par exem­ple : menuis­erie, tres­sage, broderie, brico­lage, car­relage, fer­ronnerie et charpenterie).

Mal­gré les con­traintes finan­cières, les écoles parte­naires d´OTM ont con­tinué à offrir ces for­ma­tions pro­fes­sion­nelles à un nom­bre lim­ité d´élèves sélec­tionné surtout parmi les enfants plus âgés et plus motivés.

A pro­pos du Pro­gramme de Sco­lar­i­sa­tion Gra­tu­ite et Oblig­a­toire (PSUGO) en Haïti, il a, selon le gou­verne­ment haï­tien, per­mis de sco­lariser 1,4 mil­lion d’enfants. Mais, bon nom­bre d’écoles pau­vres faisant par­tie de ce pro­gramme se plaig­nent car le finance­ment promis arrive avec beau­coup de retard ou par­fois jamais.

L’alphabétisation des adultes revêt une impor­tance cap­i­tale pour per­me­t­tre aux par­ents de suivre les efforts de leurs enfants à l’école et aux adultes de mieux par­ticiper dans la prise de déci­sion des organ­i­sa­tions paysannes et de la société en générale. Il faut con­sid­érer que selon l’UNDP le taux d’alphabétisation en Haïti n’est que de 48% pour les Haï­tiens de 15 à 24 ans et la durée moyenne de sco­lar­i­sa­tion est de 5 ans

En novem­bre 2012, il y a eu le démar­rage du pro­jet AC-3–19 « Alphabéti­sa­tion en faveur des pop­u­la­tions des sec­tions rurales et des bidonvilles de la com­mune de Car­refour » suite au pro­jet pilote d’alphabétisation des adultes réal­isé en 2011. Ce dernier avait été réal­isé dans le cadre du pro­jet AC-3–17, afin de ren­forcer les capac­ités de la société civile.

En 2014, il y a eu 119 par­tic­i­pants dans 4 cen­tres à Berly, Malanga, Degand et Dufres­nay, tous placés en zone rurale.

Finale­ment, les respon­s­ables de ce pro­jet d’alphabétisation ont tou­jours des réu­nions men­su­elles avec d’autres respon­s­ables de la Secré­tairerie d’Etat à l’Alphabétisation en vue d’opérer les coor­di­na­tions nécessaires.

[1] http://hdrsats.undp.org/fr/pays/profils/HTI.html