Projet d’écoles

Haïti n’est pas en mesure d’assurer le droit à l’éducation pour tous. Un enfant d’âge sco­laire sur deux n’est pas sco­lar­isé. Les ser­vices d’enseignement publics sont lim­ités, et seuls 18 % des enfants inscrits à l’école pri­maire fréquentent une école de l’État. Les droits d’inscription et autres frais inter­dis­ent à de nom­breux enfants de fréquenter l’école, qu’elle soit de l’État ou autre.

Plus que tout autre groupe, les enfants issus de ménages pau­vres et ruraux se voient refuser le droit à l’éducation. Seuls 21 % des enseignants ayant reçu une for­ma­tion, la qual­ité glob­ale de l’enseignement est faible, comme l’indique le taux élevé de redou­ble­ment de la pre­mière année de l’enseignement pri­maire (30 % des élèves) » .#

Il s’en suit de ce con­stat qu’à l’inverse, 82% des enfants inscrits à l’école pri­maire fréquentent une école privée. Ain­si, l’Education peut être con­sid­éré comme un secteur de l’économie comme un autre, soumis aux mêmes règles de rentabil­ité économique pour être viable et pou­voir per­dur­er dans le temps afin d’offrir un cycle com­plet d’enseignement pri­maire ou sec­ondaire selon les cas.

 

    • Les écoles
    • Les écoles soutenues par Objec­tif Tiers Monde, tant en région péri­ur­baine qu’en région rurale sont des écoles privées dont le fonc­tion­nement est soit assuré par une per­son­ne privée (Ecole Haï­tiano-Cana­di­enne à Car­refour), soit par la Con­gré­ga­tion religieuse des Petits Frères de Ste Thérèse (Ecoles de Palmiste-à-Vin ou Café-Lom­pré), soit par des organ­i­sa­tions regroupant la pop­u­la­tion locale (Ecoles de Dufres­nay, de Gros-Cheval ou de Beauséjour) ou une asso­ci­a­tion de quarti­er (Ecole de l’association d’aide aux enfants dému­nis de Bertin à Carrefour).

 

    • Le sou­tien financier
    • La stratégie pour assur­er le fonc­tion­nement durable des écoles était de soutenir la créa­tion d’activités renta­bles par les asso­ci­a­tions faisant fonc­tion­ner l’école afin de créer des revenus pour pay­er les insti­tu­teurs et ain­si deman­der des frais d’écolage faibles et ain­si offrir aux pop­u­la­tions défa­vorisées de Car­refour ou des régions rurales la pos­si­bil­ité d’envoyer leurs enfants à l’école. Pen­dant la mise en place des activ­ités renta­bles ain­si que pen­dant une phase de démar­rage, Objec­tif Tiers Monde assur­ait de manière dégres­sive le finance­ment des salaires d’instituteurs. Dans ce cadre s’inscrivent l’agrandissement de l’Atelier à Liqueurs des Petits Frères à Palmiste-à-Vin, ou leur Ate­lier arti­sanal (Menuis­erie et Fer­ronner­ie) à Café-Lom­pré et la con­struc­tion de la Boulan­gerie par FOCAPA, l’association des par­ents d’élèves de l’école Haï­tiano-Cana­di­enne. A cer­tains endroits, tels que Gros Cheval et Port-Salut, ou Objec­tif Tiers Monde sou­tien des travaux de con­ser­va­tion du sol, de reboise­ment ou de pro­tec­tion de sources, l’écolage est financé en con­trepar­tie des travaux de plan­ta­tion d’arbres. L’amélioration de la pédagogie

Un volet impor­tant des activ­ités d’Objectif Tiers Monde est l’amélioration de la péd­a­gogie appliquée dans les écoles soutenues. Les cours encour­a­gent la créa­tiv­ité des enfants qui ont sou­vent un thème tel que l’hygiène d’eau, la ges­tion de l’eau ou l’importance de la con­ser­va­tion du sol en agriculture.

L’enseignement haï­tien se car­ac­térise sou­vent par des class­es aux effec­tifs élevés et un enseigne­ment ex cathe­dra basé sur la répéti­tion à haute voix de la matière exposée par le maître de classe. Il s’en suit que le savoir appris est essen­tielle­ment un savoir qu’on con­nait pour l’avoir appris par cœur, mais pas pour l’avoir néces­saire­ment compris.

Afin de relever le niveau de l’éducation, la for­ma­tion con­tin­ue des enseignants est d’une impor­tance cap­i­tale. Cette for­ma­tion con­tin­ue se fait lors de ses­sions péd­a­gogiques pen­dant les grandes vacances.

 

    • Bâti­ments et mobilier
    • Il importe égale­ment que l’enseignement puisse être dis­pen­sé dans de bonnes con­di­tions. C’est pourquoi des investisse­ments sont par­fois néces­saires pour amélior­er l’état des bâti­ments ou du mobili­er. For­ma­tion arti­sanale à l’école

Il importe à Objec­tif Tiers Monde que l’enseignement, même pri­maire garde le con­tact avec la réal­ité haï­ti­enne et que les élèves puis­sent utilis­er ce qu’ils ont appris dans leur vie. C’est pourquoi en région péri­ur­bain, les parte­naires Ecole Haï­tiano-Cana­di­enne et l’Association d’aide aux Enfants Dému­nis de Bertin con­tin­u­ent à offrir à côté de l’enseignement pri­maire clas­sique une ini­ti­a­tion à la menuis­erie. Ils sont ain­si stim­ulés à appren­dre un méti­er manuel, méti­er moins bien con­sid­éré dans la société haï­ti­enne, mais offrant des débouchés cer­tains pour gag­n­er sa vie. En région rurale, il importe de tra­vailler la terre avec les enfants, pour qu’ils appren­nent dès leur jeune âge l’importance d’une agri­cul­ture durable soucieuse de l’environnement. Cet enseigne­ment se fait dans des jardins sco­laires, dont les récoltes ser­vent à appro­vi­sion­ner les can­tines sco­laires. Can­tines scolaires

Le sou­tien de can­tines sco­laires est en effet un autre volet des activ­ités d’Objectif Tiers Monde dans le domaine de l’éducation, de la for­ma­tion et de la sco­lar­i­sa­tion. Les familles des régions défa­vorisées soutenus par Objec­tif Tiers Monde ne sont sou­vent pas à même d’assurer un repas chaud par jour à leurs enfants. Il est dès lors impor­tant de faire fonc­tion­ner une can­tine sco­laires qui leur fourni une nour­ri­t­ure équili­brée, impor­tant pour leur développe­ment normal.

.#UNICEF : Pro­gramme de pays révisé Haïti (2009–2011), Octo­bre 2008